ENL Agri continue à tout mettre en œuvre pour réduire les coûts de ses opérations cannières. Les salaires pesant assez lourd sur les coûts globaux, la retraite volontaire a une fois de plus été offerte aux salariés affectés à Savannah et à Mon Désert Alma. Ils ont été environ 315 à avoir accepté cette offre. Ils ont touché leurs indemnités financières vendredi, à La Baraque et ce en présence du ministre de L’Agro Industrie et la Sécurité Alimentaire, Satish Faugoo.
La loi prévoit une indemnisation en cash et en terrain habitable aux salariés de l’industrie sucrière souscrivant à un plan de retraite volontaire (VRS). Quelque 14 arpents ont été identifiés à Pleins Bois, Camp Diable et à La Rosa dans le Sud à l’intention des ex-employés de Savannah. Ceux de Mon Désert Alma se verront offrir un lot dans un morcellement d’une douzaine d’arpents à L’Avenir .
Ces terrains devront être aménagés à la satisfaction du Morcellement Board avant que les titres de propriétés ne puissent être remis aux nouveaux propriétaires – un processus long et ardu qui prend un minimum de deux ans pour être complété. Ainsi, des salariés de Savannah et de Mon Désert Alma ayant accepté la retraite volontaire en 2008 ont reçu leurs titres de propriété vendredi dernier seulement. Ils étaient également à la cérémonie de La Baraque.
La retraite volontaire de 315 salariés nécessitera un investissement de quelque Rs 230 millions. L’aménagement des terrains à lui seul mobilisera Rs 70 millions, est-il estimé.
Ceci est le troisième plan de retraite volontaire pratiqué par ENL depuis 2002. Au total, quelque 1800 membres du personnel – ouvriers agricoles, cadres et employés de garages – en ont pris avantage. La fermeture de l’usine sucrière de Mon Désert Alma en 2008 a grossi leur rang de quelque 175 personnes de plus.
Jean-Raymond Hardy, CEO d’ENL Agri, n’a pas caché son émotion de voir partir des collaborateurs comptant de nombreuses années dans la division sucrière d’ENL. « C’est avec une joie mêlée de tristesse que je vous vois partir. C’est difficile de se séparer de personnes avec qui nous avons développé des relations, avec qui nous avons une entente cordiale mais de l’autre coté je suis heureux de vous savoir organisé à faire autre chose ou au repos, jouissant du fruit de votre travail» devait-il dire.
Il a dit son appréciation de leur contribution professionnelle et a enjoint ceux qui se sentent d’attaque à démarrer au plus vite une nouvelle vie, celle de l’entrepreneur par exemple. Il a fait ressortir que de nombreux anciens employés se sont convertis en sous-traitant agricole ou mécanique et sont revenus travailler avec ENL en tant qu’entrepreneurs. « Nous les encourageons vivement à le faire, notamment en leur faisant de la place. Ainsi, le transport des cannes des champs de Mon Désert Alma à l’usine est presqu’entièrement entre les mains de tels entrepreneurs » a-t-il relevé.
ENL Land se sépare de ces quelques centaines d’employés à la veille du début de la campagne sucrière 2012. « C’est une décision difficile car la coupe est une période où nous avons besoin de ressources. Mais c’est aussi une décision réfléchie. L’environnement économique change et il nous faut réformer et s’adapter » a souligné le CEO d’ENL Agri.