Cinq familles de Résidence Ste-Catherine participent depuis peu à un projet d’élevage de poulets, financé par #myENL COVID-19 Solidarity Fund. Ce fonds de solidarité spécial a été créé grâce aux contributions des salariés du groupe pour venir en aide aux victimes socio-économiques du coronavirus.

  • Robert Soupe : L’aviculture permet à des familles d’être autosuffisantes

    Robert Soupe : L’aviculture permet à des familles d’être autosuffisantes

 

Initié par ENL Foundation, ce projet avicole revêt un caractère essentiellement social. Il vise à permettre aux bénéficiaires de produire des œufs pour leur propre consommation. La vente des surplus est aussi un moyen de générer des revenus. Nous nous sommes entretenus avec Robert Soupe, qui forme et accompagne ces familles.

 

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis désormais retraité, après avoir passé 43 années comme manager du département de reproduction d’Avipro avant de terminer ma carrière comme responsable du développement régional pour l’océan Indien et l’Afrique de l’Est. Je suis un passionné, qui encourage aussi l’élevage de volailles et de lapins. J’étais également très engagé dans les activités sociales de l’entreprise et suis actuellement président de l’antenne de Caritas de la paroisse de St-Pierre.

 

  • Quel est votre rôle dans ce projet d’élevage de poulets ?

J’agis comme consultant sur ce projet mis en route par ENL Foundation, qui a offert 8 pondeuses commerciales à un certain nombre de familles dans trois de ses régions d’activité. J’ai travaillé sur un modèle de cage approprié pour l’extérieur en tenant compte de l’approvisionnement en eau, d’une mangeoire et autres accessoires pour offrir un environnement confortable aux pondeuses tout en facilitant le travail des éleveurs de poulets. Je m’occupe aussi de la formation de ces derniers et leur rends visite régulièrement pour les encadrer et les conseiller.

 

  • Qu’est-ce qu’une pondeuse commerciale ?

Une pondeuse commerciale est génétiquement constituée pour produire un maximum d’œufs par an. Elle peut en produire 300 à 320 sur 365 jours si toutes les conditions sont réunies : bonne alimentation, bonne température ambiante, absence de maladies et aussi le TLC (Tender Loving Care). Je pense qu’il faut avoir la passion de l’élevage et aimer ses oiseaux. Une pondeuse est l’opposé d’un oiseau d’engraissement, qu’on appelle communément un « broiler ».

 

  • Comment ce projet s’est-il développé jusqu’ici ?

Ce projet a été lancé au mois de novembre 2020 à Résidence Ste-Catherine, à St-Pierre. Il est prévu de l’étendre à Alma et à L’Escalier dans les prochains mois. L’accent doit être mis sur l’hygiène et un bon assainissement pour ne pas incommoder le voisinage. Je recommande donc d’utiliser la fiente des pondeuses, mélangée avec de l’herbe taillée et certains déchets de cuisine, pour produire du compost. Celui-ci est de très bonne qualité et peut servir à faire pousser certains légumes et aromates.

 

  • Comment ce projet d’élevage peut-il contribuer à améliorer la situation des bénéficiaires ?

Ce sont souvent des femmes au foyer qui s’y intéressent, mais avec la détresse engendrée par les pertes d’emploi suite à la Covid-19, cette activité est susceptible d’intéresser un plus grand nombre de personnes. Ce projet permet à l’individu et à la famille d’être autosuffisants, c’est-à-dire produire ses aliments soi-même et ainsi subvenir à ses propres besoins. Il est important de noter que l’œuf est un aliment complet, pour ne pas dire un repas complet. Il cache sous sa coquille des trésors de vitamines A, D, E et K, ainsi que des minéraux. Un œuf contient un concentré d’énergie et le blanc est connu pour être une protéine de haute qualité.

 

  • Quelle sera la suite du projet ?

Après une année d’activité, j’entreprendrai une évaluation pour décider de la marche à suivre. L’idée est de cibler encore plus de familles avec l’aide d’ENL Foundation pour les encourager à se lancer dans la production d’œufs à domicile.