Ce lundi 18 mai, bon nombre de membres de l’équipe ENL retournent sur leur lieu de travail après deux mois de confinement. À quoi devront-ils s’attendre ? Dans quelle mesure le protocole sanitaire déployé dans les entreprises les contraindra à changer leurs habitudes ? Trois collègues qui n’ont jamais cessé de travailler durant le « Lockdown » nous racontent.

  • Retour au travail : Les « Frontliners » d’ENL racontent

    Retour au travail : Les « Frontliners » d’ENL racontent


Ils sont employés chez FedEx, Plastinax Austral, ou encore ENL Property… Et ils ont un point commun : avoir travaillé sans relâche pendant le confinement à Maurice, en pleine pandémie de coronavirus. Nous avons évoqué avec eux leur état d’esprit, leurs métiers – essentiels pour la population –, mais aussi leurs conditions de travail face à une pression supplémentaire à gérer et pour certains, d’importantes baisses d’activité.

Ces modèles à suivre sont là pour nous rappeler que même si c’est la rentrée pour une bonne partie d’entre nous, des équipes étaient déjà mobilisées alors que le coronavirus faisait rage. Ils ont su faire preuve de résilience pour s’adapter aux mesures sanitaires et aux conditions exceptionnelles. Découvrons leurs témoignages.

Pradeep (Manoj) Ganputh, Shipping HOD chez Plastinax Austral : « Le début du confinement a été très dur. Il a fallu nous adapter au rythme de travail. Nous avons aussi un gros challenge en ce qui concerne les visières de protection. C’est un nouveau produit et nous n’étions pas habitués à 100 % à le fabriquer. Le plus dur pour moi, c’était surtout le fait de devoir éviter le contact avec tous mes collègues sur place. Nous sommes comme une famille chez Plastinax Austral et c’est très dur de ne pas pouvoir se parler alors que nous étions tous dans la même pièce. Cependant, les différentes personnes ont tout donné pour y arriver. Nous avons respecté les délais pour nos commandes même si nous étions en sous-effectifs. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangé plus que cela de venir au travail. Je savais que ce que nous faisions était essentiel pour les Mauriciens. Nos visières ont aidé beaucoup de monde. De plus, je suis d’avis que tous les employés ont une responsabilité envers leur entreprise. C’est notre gagne-pain et nous devons tout faire pour nous assurer que Plastinax Austral continue d’exister. Si j’ai un conseil pour ceux qui vont reprendre le travail lundi : ne nous inquiétez pas, tout est fait pour vous permettre de travailler en toute sécurité. Et surtout, n’oubliez pas que vous faites cela pour votre famille. »

Usham Kehlary, Maintenance Technician chez ENL Property : « Les mesures sanitaires n’ont pas impacté notre manière de fonctionner. Ce qui a changé, c’est le volume de travail. Nous étions à 5 sur le terrain, donc c’était vraiment une petite équipe, mais nous n’avons eu aucun problème concernant la distanciation sociale (rire). Nous avons beaucoup travaillé sur les différents sites d’ENL pour nous assurer que tous les aménagements soient prêts pour la reprise le vendredi 15 mai. Le bureau nous a parfaitement soutenus durant cette période en nous fournissant les masques et autres gels hydroalcooliques nécessaires. Pour la grande reprise, ce sera à nous de prendre nos précautions. Soyons des citoyens responsables et tout devrait aller bien. »

Linley Pitchia, Senior Courier chez Rennel : « Les choses sont en train de retourner à la normale par la grâce de Dieu. Le déconfinement s’effectue par phases. Nous sommes actuellement en phase 1 et si tout se passe bien, d’ici à la fin du mois de juin, nous aurons atteint la phase trois. C’était dur de travailler pendant le confinement et surtout, il y avait cette crainte d’être contaminé. J’ai une équipe de 12 personnes sous ma responsabilité. Il a fallu les rassurer et les mettre dans une situation idéale pour travailler. Ma consigne est très simple : précautions, précautions et encore précautions. Nous étions des Frontliners et étions en contact régulier avec les gens. Le fait de respecter les mesures sanitaires est très important pour nous. Au niveau des opérations, c’est une expérience sans précédent. Pour la première fois, nous avons vu des cargos débarquer un, voire deux mois après la date initialement prévue. Le nombre de colis à livrer est vraiment impressionnant. Les équipes se doivent d’être très organisées et rigoureuses pour relever ce défi. Mon conseil à ceux qui vont reprendre le travail : respectez toutes les mesures sanitaires mises en place parce que ce n’est pas l’affaire d’une seule personne. Un moment d’égarement peut avoir un impact sur votre famille, votre travail et le pays. »